Violence domestique

Les victimes de violence physique ou psychique cherchent régulièrement un soutien et une aide auprès de La Main Tendue. Cela représente 3% des entretiens au téléphone et plus de 10% de l’aide sur internet. Le thème le plus fréquent est celui de la violence domestique.

Les femmes sont le plus touchées mais également les enfants et dans de rares cas, les hommes. Le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes estime que 10 à 20% des femmes vivant en Suisse sont concernées par la violence domestique à l’âge adulte. On dénombre en 2012, 16'000 délits de violence domestique en Suisse. Plus de 50% des meurtres commis en 2011 ont été perpétrés dans le cadre de la famille. Ce qui se passait entre les 4 murs a longtemps été considéré comme faisant partie de la sphère privée. Aujourd’hui, la plupart des cantons disposent d'un bon réseau pour lutter contre cette forme de violence.

Tél 143 face aux personnes victimes de violence domestique
Il n'est pas rare que la victime ne mentionne pas d'emblée au téléphone la violence qu'elle subit. L’entretien tourne autour des difficultés de la vie de famille, des relations tendues, de problèmes d’alcool ou d’intentions de séparation. Dans les situations de violence domestique, les victimes n'ont souvent pas pris conscience que la situation n'est pas juste et qu'elles doivent réagir. La dépendance psychique ou financière des victimes est souvent trop forte ou alors elles ont simplement peur de faire des démarches par crainte que la violence augmente si elles se défendent. Dans l’intérêt des enfants, les personnes concernées espèrent, malgré la violence, pouvoir réparer la relation. Les études montrent que beaucoup de femmes restent avec leur partenaire malgré les coups et les humiliations. Selon la prévention suisse de la criminalité, seules 20% des femmes portent plainte contre leur partenaire.

Le soutien de Tél 143
Le fait d’écouter et de prendre au sérieux la victime de violence représente déjà un certain réconfort. Les collaborateurs de La Main Tendue respectent le fait qu’une personne touchée par la violence ait de la difficulté à se libérer tout de suite d’une situation de violence, qui dure souvent déjà depuis un certain temps. Mais, il est important de toujours rappeler à ces personnes qu’elles ne doivent pas accepter la violence subie. Il faut souvent plusieurs entretiens pour renforcer cette idée et pour que la victime ait le courage d’accepter de l’aide et de porter plainte contre l’auteur. Il est aussi très important que les collaborateurs de Tél 143 connaissent bien les offres régionales et puissent orienter les personnes concernées vers les services spécialisés. La Main Tendue Genève collabore avec le canton et est le premier service d’accès pour les victimes de violence domestique. D’autres postes travaillent étroitement avec les LAVI cantonales.

Informations et liens

Informations et recommandations sur le thème de la violence domestique sur le site de la Prévention suisse de la Criminalité (PSC)

Violence que faire, site qui s’adresse à toutes les femmes violentées par leur conjoint, ami ou ex-partenaire. Conçu d'abord pour elles, principales victimes de la violence conjugale, il pourra aussi servir à des hommes maltraités par leur compagne ou à des personnes homosexuelles violentées dans leur couple.

Fédération solidarité femmes de Suisse et du Liechtenstein, avec des liens vers toutes les maisons d'accueil pour femmes.

La LAVI (loi sur l'aide aux victimes d'infractions) est présente dans chaque canton. Sa mission est de répondre aux besoins immédiats des personnes victimes d’infraction pénale portant atteinte à leur intégrité (physique, sexuelle ou psychique).